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Le DDT est une substance toxique, biocumulative et persistante qui se dégrade très lentement dans l´environnement et qui peut demeurer active durant plus de 30 ans dans certaines conditions. Les petites quantités qui demeurent dans le sol sont lentement absorbées par les plantes cultivées ou sont transportées dans les cours d´eau par les eaux pluviales.
Le DDT ne se métabolise pas facilement dans le corps humain et prend du temps à s´y accumuler. Cette accumulation débute dans les tissus adipeux des poissons, des oiseaux et d´autres animaux, et le DDT est transféré en concentrations de plus en plus grandes des proies aux prédateurs à chaque niveau trophique de la chaîne alimentaire. Il se transmet en doses très fortes au sommet de cette chaîne, notamment aux oiseaux et mammifères prédateurs et aux humains.
Comme tous les autres POP, le DDT peut être transporté sur de longues distances dans l´atmosphère. Il s´évapore et se condense, puis retombe dans les océans et les masses d´eau douce où il recommence son cycle; il s´agit de « l´effet sauterelle ». Les POP ont tendance à s´accumuler dans les régions les plus froides, notamment l´Arctique, où ils restent emprisonnés en raison du faible taux d´évaporation dans ces régions.
Le DDT est considéré comme un cancérogène et il a des effets toxiques sur le développement et la reproduction. On le soupçonne également de provoquer des troubles neurologiques, respiratoires et cardiovasculaires et d´avoir d´autres effets sur la santé humaine, notamment un dysfonctionnement du système endocrinien. Les peuples autochtones, dont le régime alimentaire comporte traditionnellement beaucoup de graisses et de protéines animales, sont particulièrement vulnérables aux effets du DDT et d´autres POP. Les bébés qui ont été exposés à des concentrations élevées de DDT à l´état foetal ou au cours de l´allaitement peuvent présenter des déficiences immunitaires. Le DDT est très répandu dans l´environnement et les aliments, et le corps de tous les êtres humains en contient des quantités infimes.
On a démontré également que le DDT a des effets néfastes sur la reproduction des espèces sauvages, car il provoque l´amincissement des coquilles d´oeufet décime les populations de diverses espèces d´oiseaux.
Source: http://www.cec.org/files/pdf/POLLUTANTS/DDT_fr.pdf
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